réflexions, véganisme

Mon chemin vers la réduction des déchets #1 La salle de bain

Si je suis très sensible aux questions écologiques, les habitudes ont la vie dure et le chemin vers la réduction des déchets est pour ma part très progressif et pas forcément linéaire. Comme je ne suis pas une personne exemplaire en la matière, que je sais faire assez peu de choses de mes dix doigts, j’ai pensé que mon expérience de personne de bonne volonté mais imparfaite vous donnerait peut-être envie de faire un pas dans cette direction.

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Je ne vise absolument pas le zéro waste, mon but n’est pas de parvenir à ne produire qu’un bocal de déchets annuels comme Béa Johnson. Chacun doit rester réaliste dans ses objectifs et prendre en compte ses propres contraintes, comme son budget, son mode de vie, son lieu de vie ou encore son temps disponible (chercher de nouveaux produits ou les fabriquer soi-même peut être chronophage). Je reste également agacée du fait que la médiatisation des pratiques de zéro déchet peuvent laisser penser que ce sont les citoyens qui sont coupables des la situation de la planète alors que les problèmes de pollution posés notamment par le plastique sont d’abord le résultat de choix industriels, commerciaux et politiques. Culpabiliser les citoyens est un peu facile et la focalisation des dernières années sur les pratiques individuelles de zéro déchet sont à mon sens l’arbre qui cache la forêt. Il n’en reste pas moins que si nous sommes pris dans un système consumériste qui encourage la production de déchet, je ressens de plus en plus le besoin d’être actrice de ma consommation et de refuser de participer à ce système.Ce changement de mes habitudes de consommation s’inscrit donc plus globalement dans une réflexion sur la société de consommation, la production industrielle qui lui est corrélée, l’écologie et la santé.

La réduction des déchets dans la salle de bain m’a semblé assez facile à mettre en œuvre, sans doute parce qu’elle concerne directement les produits que l’on met sur notre corps et touche à une prise de conscience de la dangerosité de certains composants, comme l’aluminium ou les parabens. Il a s’agit pour moi et ma famille de simplifier les types de produits utilisés en cherchant des alternatives durables, écologiques, en minimisant les emballages.

Ce que j’ai commencé par faire, il y a 1 à 2 ans :

  • remplacer les disques démaquillants jetables par des disques lavables. Ce fut mon premier pas vers la réduction des déchets. J’ai acheté des petits disques en coton lavable sur un site web. J’ai trouvé du coup le démaquillage plus irritant car le coton devenait rêche au fur et à mesure des lavages. Je suis finalement passée à un démaquillage à l’huile avec les doigts et n’utilise ces cotons que rarement, pour enlever les traces de mascara tenaces.
  • utiliser des oriculis à la place des cotons-tiges. C’est lavable, durable et compostable et c’est moins dangereux pour les oreilles. Je ne connais que celui de Lamazuna. J’ai mis quelques semaines à m’y habituer mais c’est finalement assez pratique et rapide à utiliser.
  • me démaquiller et m’hydrater à l’huile. Le démaquillage à l’huile végétale n’est pas vraiment plus long. Je me démaquille avec les doigts, puis je savonne avec un pain de savon doux avant de rincer à l’eau. L’huile sert également à hydrater la peau de toute la famille. Nous l’achetons en grands contenants réutilisables, en verre quand c’est possible. J’ai toujours une grande bouteille d’huile de jojoba ainsi que de l’huile de coco et de karité qui servent pour l’hydratation des cheveux et les problèmes de sécheresse cutanée.
  • passer au pain de savon. J’ai remplacé nos gels douches par des savons saponifiés à froid que l’on peut trouver dans différentes savonneries artisanales, par exemple Moebius dans le Nord de la France. Cela ne représente aucune contrainte à l’usage, c’est plus doux pour la peau et plus simple à transporter (adieu les 3 sacs plastiques pour emballer ma bouteille de gel douche afin d’éviter qu’elle ne fuie dans mon sac !) et ça fait travailler les artisans de proximité. J’en choisis un particulièrement doux pour le nettoyage du visage.
  • se passer de gel à raser. Je me contente de savon, le rasoir glisse très bien.

Ce à quoi je suis passée ces derniers mois :

  • le shampoing solide. Plusieurs marques bio et véganes en proposent, c’est aussi très facile à faire soi-même. J’utilise cette recette-là pour fabriquer le mien, il est parfait, mes cheveux regraissent moins vite. Je l’alterne généralement avec un shampoing solide du commerce. C’est aussi génial pour les déplacements : gain de place et pas de coulures dans la trousse de toilettes !
  • le dentifrice solide. Encore un format extra pour les déplacements. J’utilise ceux de Pachamamaï (qui se rechargent) et je vais tester prochainement celui de Lamazuna. Parfois j’utilise une poudre que je prépare avec du bicarbonate de soude et de l’argile blanche, dans laquelle je mets quelques gouttes d’huile essentielle, mais en farfouillant sur le web je lis un peu partout que ce serait trop corrosif et que ça abîmerait l’émail des dents. Par précaution je l’utilise maintenant ponctuellement mais je n’ai pas réussi à trouver de source qui me semble fiable sur le sujet.
  • le déodorant solide. J’ai arrêté les aérosols depuis quelques années pour passer aux sticks de chez Schmidts. J’ai d’ailleurs beaucoup moins d’odeurs de transpiration depuis et peux même complètement m’en passer certains jours. Je viens d’acheter les petits déodorants solides de Lamazuna et de la savonnerie Aubergine que je testerai en voyage. Ils ressemblent à des petits savons qu’il faut humidifier avant de les appliquer.
  • fabriquer mon masque purifiant. L’argile blanche, mélangée à un peu d’eau ou d’hydrolat, me sert de masque purifiant. C’est extrêmement doux à appliquer, ça ne tiraille pas ma peau sensible, c’est un vrai gain de confort.
  • utiliser des brosses à dents en bambou, qui sont compostables et sont conditionnées dans des boites en carton compostables ou recyclables. Il ne m’a fallu que quelques brossages pour m’habituer au contact du bambou dans la bouche, ça me convient très bien, ma fille de 5 ans l’utilise aussi sans problème.

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Bien sûr, à côté du remplacement de produits polluants par des alternatives moins polluantes, réduire ses déchets c’est aussi être raisonnable dans la quantité et la variété des produits achetés. Pour me maquiller, une palette de fard à paupières avec quelques couleurs de base me suffit, je possède quelques produits bio, véganes et non comédogènes qui me suffisent amplement. Du coup, réduire mes déchets a aussi réduit ma facture et les polluants. Que du positif donc !

Il y a encore des phases que je n’arrive pas à franchir, comme troquer le rasoir 3 lames à tête jetable contre un rasoir traditionnel en laiton où on ne change que les lames. Je garde aussi un savon liquide pour les mains dans l’idée que mes invités répugneront peut-être à utiliser le pain de savon familial… Et je n’ai pas encore cherché où je pourrais me procurer de l’huile végétale en vrac.

La réduction des déchets n’a absolument pas signifié me priver de confort ou me compliquer les routines, ça a même été pour moi tout le contraire. Il n’était pas envisageable de passer plus de temps dans la salle de bains ! Les produits que j’utilise sont moins irritants, agréables à utiliser, ils me font gagner de la place. Et j’ai  la satisfaction de fabriquer moi-même certains produits et d’encourager l’artisanat. Je n’achète plus aucun produit d’hygiène ou de beauté en grande surface, en parapharmacie ou dans les boutiques. J’ai également la satisfaction très égocentrique d’être actrice et consciente de mes choix, alors qu’auparavant j’achetais sans réfléchir.

Deux ouvrages à consulter

https://i0.wp.com/www.dimedia.com/img1c1000-9782365491877.jpg      https://www.lessentieldejulien.com/wp-content/uploads/2012/03/couverture-Adoptez-la-slow-cosm%c3%a9tique-2012.jpg

Mrs Abernathy

 

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