réflexions

Mon chemin vers la réduction des déchets #2 La cuisine

Après vous avoir raconté mon cheminement vers la réduction des déchets côté salle de bains, voici la suite de mon parcours avec le cuisine. En passant en revue pour cet article les changements que j’ai effectué dans mes habitudes, j’ai vraiment réalisé à quel point nous sommes prisonniers d’habitudes parfois héritées de l’enfance et dans quelle mesure nos comportements sont guidés par la résistance au changement et l’influence insidieuse de la publicité. Finalement, il n’est pas vraiment question de confort dans nos comportements consuméristes mais plutôt d’automatismes qui, lorsqu’on les conscientise, apparaissent dans toute leur absurdité.

Quand j’ai pris conscience des achats inutiles et polluants que j’effectuais, j’ai enfin pu réfléchir à une consommation plus durable, qui a nécessité dans un premier temps d’investir dans quelques produits et de revoir mes habitudes.

Ce qui m’a paru le plus simple à mettre en œuvre dans la cuisine :

Remplacer les essuies-tout par un lot de microfibres lavables, que l’on peut utiliser sèches pour éponger ou mouillées pour nettoyer. Il suffit de les laver lorsqu’elles sont toutes sales. On s’en sert pour tout : nettoyer la table, la cuisine, les WC, etc.

Pour la vaisselle, remplacer les éponges jetables par des éponges lavables. Pour l’instant, celles que j’ai sont en microfibre et ont un côté doux et un côté grattant. Là aussi j’ai un lot de 4 qui passent en machine. Lorsqu’elles seront trop usées, je passerai peut-être aux tawashis ou à la brosse.

Supprimer film étirable et papier aluminium. Les restes sont conservés dans des bocaux avec couvercle ou recouverts par une assiette. Pour les sandwiches ou en-cas à emporter, nous utilisons des boites, des pochettes en tissu ou des petits sacs en kraft.

Acheter du vrac plutôt que produits emballés. Cela implique d’aller faire ses courses avec des sacs en coton réutilisables de différentes tailles pour les fruits, les légumes et les produits secs et permet aussi de baisser la facture car les produits en vrac sont logiquement moins chers que les produits emballés puisqu’on ne paye pas les emballages.

Avoir toujours dans son sac et dans la voiture des sacs en tissu type totes-bags pour pouvoir refuser les sacs en plastique ou papier ou un énième cabas réutilisable. Nous avons quasiment automatisé cette pratique et je refuse systématiquement les sacs proposés par les commerçants, sauf oubli.

Remplacer les bouteilles en plastique : par des pichets d’eau à la maison par des gourdes à l’extérieur. Je continue d’acheter occasionnellement de l’eau pétillante, de préférence dans des bouteilles en verre recyclables. Nous continuons d’acheter nos laits végétaux dans des contenants en carton, sauf périodes où nous trouvons le temps et l’envie de les fabriquer nous-mêmes.

Côté préparation des repas, j’essaie lorsque mon emploi du temps me le permet de faire moi-même les soupes, parfois du pain et de la brioche. Pour le goûter de ma fille, je limite l’achat de biscuits du commerce que je remplace par des fruits, des tartines de chocolat, des oléagineux et des préparations maison comme de délicieux beignets à la banane et au chocolat, recette trouvée sur la chaîne d’audreyredac.

Concernant les produits d’entretien, je fabrique moi-même ma lessive liquide et mon liquide vaisselle. Pour le lave-vaisselle, tous mes essais ont été un échec, tout comme l’essai de produits bio. Nous restons donc pour l’instant sur des pastilles conventionnelles. Les autres produits de nettoyage ont été remplacé par du vinaigre blanc mélangé à de l’eau et à des huiles essentielles.

Ce que j’ai plus de mal à mettre en place :

Nous produisons encore beaucoup de déchets. Les changements impliquent plus de temps passé en cuisine. J’y passe déjà beaucoup de temps chaque jour et chaque semaine car nous cuisinons un maximum de produits frais. Mais certains paramètres limitent mes possibilités jusqu’ici. Déjà, Mr ne cuisine pas (enfin si mais uniquement la pâtisserie). Et je travaille à temps plein, voire plus, je rentre parfois tard et souvent fatiguée par ma journée. Il m’apparaît donc compliqué de mettre de nouvelles choses en place, comme :

Le compost. Nous n’avons pas la place ni la motivation pour entretenir dans notre cuisine un compost type lombricomposteur. J’avais pensé en installer un sur la terrasse, mais nous logeons en ville et en appartement. Que faire du compost une fois rempli ? J’ai pensé également aller chaque semaine verser nos déchets organiques dans un compost collectif, ce qui implique de conserver ces déchets et de les transporter en voiture aux horaires où le compost est accessible. Les communes devraient s’emparer de cette problématique et proposer un vrai tri des déchets. Bref, mes réflexions sur le sujet sont loins d’être abouties. Une alternative partielle serait d’apprendre à cuisiner les déchets organiques (pelures de légumes notamment).

Le « tout » fait-maison. Je cuisine beaucoup avec des produits frais et des produits secs achetés en vrac, mais je n’ai ni le temps ni l’équipement pour réaliser moimême toutes mes préparations. Je continue d’acheter mes pâtes à tarte et à pizza, des raviolis frais, des yaourts de soja…

Finalement, décider de réduire ses déchets est corrélé à une prise de conscience sur nos actions et consommations qui amène à une sorte de « bon sens » que les habitudes, l’éducation, la publicité avaient inhibé. Aujourd’hui il me semble impossible de revenir en arrière tant mes nouvelles habitudes m’apparaissent comme évidentes.

Et vous, où en êtes-vous ?

Mrs Abernathy

 

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